Sophie BOUREL
 
Artiste interprète
 
 
 
 
 

 
 
Ateliers

NOVARINA
du 15 au 21 décembre 2007

"…parler c'est tout autre chose que d'avoir à se transmettre mutuellement des humeurs ou se déverser des idées;  parler n'est pas la transmission de quelque chose qui puisse passer de l'un à l'autre:  parler est une respiration et un jeu. Parler nie les mots. Parler est un drame... toute vraie parole consiste, non à délivrer un message, mais d'abord à se délivrer soi-même en parlant. Celui qui parle ne s'exprime pas, il renaît... toute vraie parole est résurrectionnelle.'"
Valère NOVARINA


Dire, parler du Novarina, c'est faire un grand écart entre l'effervescence d'une langue et une parole qui, comme un ruban, sortirait  de la bouche de l'acteur. Ingérer les mots et évacuer du langage.
Ne rien jouer, 'pratiquer l'enfance de tout',  mettre en route le moteur, tourner la clef.
Absorber la vie et la restituer : on est pas très loin de Claudel.
C'est donc pour tracer une route dans la luxuriance et le chaos, pour faire naître un ordre soudain et éphémère que je vous propose de me rejoindre pour cet impromptu.

>> Compagnie Théâtre "Pleins feux" >>

 

DIRE CLAUDEL
du 15 au 22 novembre 2006

Selon Claudel, l’explication du monde par le vers est une chose possible.
Entrer dans la langue de Claudel, c’est en quelque sorte emprunter un chemin limité par deux rampes auxquelles il s’agirait de s’accrocher fermement, le chemin étant si accidenté, surprenant, vertigineux et visionnaire en ses promontoires.
Pour moi aujourd’hui, ces deux rampes sont Stéphane Mallarmé et Arthur Rimbaud.
Mallarmé « vieux maître » de Claudel, son « professeur d’attention », qui provoqua chez lui un véritable choc de l’esprit avec son fameux « qu’est ce que cela veut dire ? » et de fait, tout chez Claudel peut être appréhendé par du concret, du terrien.L’action convoque les personnages, le drame doit arriver : rien de psychologique.
 « Je dois à Rimbaud tout ce que je suis » écrira Claudel à Mallarmé, il parle aussi d’une « fécondation de leurs âmes ».La valeur première et incantatoire du langage si spécifique chez Claudel trouve selon moi son origine dans cette alchimie, cette décantation spirituelle des éléments de ce monde, art nouveau que Rimbaud tenta de nous faire découvrir.
Marcher CLAUDEL, donc…
Aller de la chose au mot et du mot à la chose. Pratiquer la visualisation des mots, des idéogrammes mots, travailler le rythme, danse poétique et les silences, les blancs, les répétitions … tenter de ne rien faire et tout à la fois ! Provoquer.

Impossible de séparer la poésie du drame chez Claudel.C’est pourquoi nous aborderons « Les neufs muses » la première des « Cinq grandes odes » et Le soulier de satin » qui est l’édifice central de l’œuvre.

Sophie BOUREL


 
 
 
 
 
             

Sophie BOUREL - Artiste interprète - Agent: Rachida NOAH
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